EXPOSITION – Soufrière, le 30 Août 1976

Remerciement à Louis Collomb (fond photographique personnel, Pierret Jezequel)

Dans la nuit du mercredi 24 mars 1976 et jusque dans la matinée du jeudi 25 mars 1976, les habitants de Saint Claude, Basse Terre, Baillif, Vieux Habitants, Goubeyre, Trois Rivières et Capesterre, sentirent des secousses sismiques … il s’en est suivi un certain émoi.

La préfecture mit rapidement en place un plan ORSEC – ERUPTION. Le 8 juillet un bruit retentit et des cendres furent rejetées depuis une cavité magmatique.

Le 15 Août, le professeur Brousse, venu diagnostiquer la situation, déclare « Nous courons à la catastrophe ». La préfecture ordonne l’évacuation totale de l’extrémité sud, de Basse Terre, entre Vieux Habitants et Capesterre Belles Eaux, soit 73 600 personnes. Le 30 Août, le professeur Claude Allègre considère la situation comme sérieuse et s’aggravant. Les professeurs Haroun Tazieff et John Tomblin, ayant un avis plus modéré sur la potentialité d’une irruption phréatomagmatique d’ampleur, entreprennent une expédition sur le sommet du volcan avec Claude Allègre. Non loin du sommet, une faille d’une dizaine de mètres s’entrouvre en seulement huit minutes. Elle dégage d’intenses fumerolles, des projections de cendres et de roches magmatiques. Les vulcanologues en réchappent avec quelques blessures superficielles.

L’activité du volcan cesse dans sa majeure partie trois mois et demi plus tard, sans autres impacts que ceux de l’évacuation qui laissent la population dans l’incompréhension. Une controverse politique et scientifique s’en suit. Le professeur Haroun Tazieff est licencié.

CONTROVERSE

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